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Détente à la Plage de Bungus

Après une activité touristique assez intense depuis mon arrivée, je décide de profiter de la plage à Bungus Bay.


A une vingtaine de kilomètres au sud de Padang, cette plage offre toute la détente qu'il me faut, tout en profitant de mes derniers instants sur l'ïle de Sumatra.



Dom, propriétaire du Bar Benudal à Bunkittinggi où je squattais pas mal (je suis d'ailleurs partie en excursion au Lac Manijau avec son frère Tommy) doit justement partir là-bas le même jour que moi. 


Il organise donc le trajet en bus jusqu'au terminal de Padang et ses copains viennent nous chercher en voiture : Royal !



On arrive au Tin Tin Homestay, chez Raoul. Atmosphère tout de suite conviviale et chaleureuse, tout comme la majorité des auberges que j'ai pu fréquenter sur Sumatra.


 

 

Bungus Bay, au sud de Padang

 

 

 

Tin Tin Homestay

 

 

Sur la plage, j'entend parler français et je fais la connaissance de Marie et Gaby, qui sont là depuis quelques jours. 

Ils avaient d'abord été tenté par l'hôtel de Carlos, plus en amont, car conseillé par le Lonely Planet, mais apparemment c'était l'horreur, donc ils sont venus chez Raoul (mieux et moins cher en plus).

 

 

 

 

Jolie vue depuis ma chambre car on a les pieds dans le sable

 

 

 

Détente pour tout le monde, car des petites chèvres se promènent sur la plage de Raoul

 

 

 

Ivan, le maître cuisto (même si la cuisine est rustique, c'est très bon et convivial)

 

Malheureusement pour moi, le beau temps ne sera pas de la partie car il ne fera que pleuvoir pendant les 2 jours de mon séjour à Bungus Bay. 

 

D'un autre côté, comme l'eau est à 29°, cela ne m'a pas démoralisé pour me baigner, même sous la pluie.

 


Mais l'heure est au départ car ma soeur Carole arrive à Jakarta et je la rejoins par avion à l'aéroport.

 

En effet, le trajet de Padang à Jakarta est de 35 heures et traverse quantité de volcans très actifs (dont le Krakatoa pas très loin) et je ne veux pas ruiner l'effet bénéfique de Bungus Bay...

 

 

Aéroport de Padang, toujours avec le toit en forme de cornes de buffle

 



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Publié à 10:27, le 8/03/2012 dans 2) Sumatra, Bungus
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Lac Maninjau

Entouré de jungle luxuriante et de hautes terres parsemées de rizières, le Lac Maninjau est splendide.


Ca sent la détente et la farniente, mais ça se mérite car il faut d'abord descendre la route en épingle et ses 44 virages... (ils sont numérotés !)

 

 

Virage n°44 en allant vers le Lac Maninjau

 
Comme je suis en moto (mon chauffeur s'appelle Tommy, et est le frère de Dom du Café Benudal à Bukittinggi), je n'ai pas de problème d'estomac et profite du paysage, tout comme les macaques (ils sont partout à Sumatra) qui squattent le bord de route et regardent passer les voitures.

 

 

 

Macaques en bord de route du Lac Maninjau

 

 

 

La 1ère vue sur le Lac est superbe (je dirais même plus beau que le fameux Lac Toba)

 

Plus on descend, et plus l'ambiance vacances se fait sentir car le lac est bordé de cocotiers et de rizières.

 

 

Maison Minangkabau en bord de lac

 

Malgré les 44 virages, la route nous a mis en appétit et Tommy m'arrête dans un warung local avec une superbe vue sur le lac.

 

 

Rizières, cocotiers et lac Maninjau depuis un warung local

 

Pour digérer, on se cale en bord de lac sur une petite plage très sympa et calme. Malheureusement, je n'ai pas pensé à prendre mon maillot de bain donc ça sera juste trempette des pieds.

 

 

 

 

Plage sur le Lac Maninjau

 


Après ce repos bien mérité, on continue la ballade au milieu des rizières.

 

 

 Rizières dans la région de Bukittinggi

 

 

 

En plus c'est bientôt l'heure de la récolte

 

Et en rentrant sur Bukittinggi, on croise un joli village dont la mosquée crie l'appel à la prière.

 

 

Petit village près de Bukittinggi

 



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Publié à 10:35, le 6/03/2012 dans 2) Sumatra, Bukittinggi
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Campagne Minangkabau

En plus de sa charmante ville, Bukittinggi est une agréable destination pour découvrir la campagne Minangkabau.

Ma première étape sera Palupuh (au nord) où la plus grosse fleur du monde y est présente : la rafflésie.


Par contre, pas de chance pour moi, elle a été en fleur le mois dernier et ne le sera pas de nouveau avant la semaine prochaine...


Mais pour ceux que ca intéresse, la rafflésie c'est ça :

 

 

Image de rafflésie prise sur google, car elle n'était pas en fleur au moment de ma visite

 

 

Mais ce n'est pas grave, car j'en profite pour aller visiter une maison qui propose du café Kopi Luwak, le café le plus cher du monde.

 

 

 

 

Kopi est le nom indonésien du café et Luwak est le nom local d'une petite civette sauvage commune à Sumatra.

 

 

 

Civette Luwak

 

Le Kopi Luwak est un café récolté dans les excréments de cette civette. L'animal mange les cerises du caféier (la pulpe, mais pas le noyau) et du fait d'une digestion quasi-abscente, le noyau se retrouve dans ses excréments.


En fait, les sucs digestifs de la civette Luwak composés d'enzymes créent des protéines et des acides aminés qui donnent aux grains de café des arômes exceptionnels.

 

Il est à noter qu'un kilo de ce café peut atteindre plus de 2 000 euros...

 

 

 

 

Graines de Kopi Luwak après récolte. 


Rassurez-vous, ces petites crottes avaient été séchées des années avant et servaient de démonstration

 

 

 

 

Les 3 stades de préparation :


1/ On ramasse les crottes (milieu)

2/ On lave les crottes (à gauche)

3/ On casse les graines en deux

 

 

Et après s'être mis en appétit, c'est l'heure de la dégustation !

 

 

 

Devant moi se trouvent du sucre et de la canelle en poudre, ou pour ceux qui aiment, des bâtons de cannelle sont à disposition pour servir de paille lors de la dégustation.

 


Le café est doux/amer mais bon, personnellement je n'aime pas le café en général. Ceci étant, je pense que ceux qui aiment le café, devraient aimer celui-ci.


Par contre, la tasse n'est pas donnée : 20 000 rp, soit environ 2 euros, assez cher pour la région.

 

 

Après cette petite pause café, on continue la découverte de la région avec une halte en bord de route pour voir la fabrication du sucre brun.

En effet, outre les rizières, les plantations de canne à sucre sont nombreuses.

 

 

 

On met la canne à sucre dans le pressoir et on conduit le jus dans la bassine en arrière-plan.

 

 

 

On verse le tout dans la marmite

 

 

 

 Et on fait bouillir...

 

 

 

 

Jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse, mais comme nous sommes en milieu de matinée, le sucre n'a pas encore atteint ce stade.

 

 

L'origine du peuple Minangkabau date de 1500 av. J.-C., et même s'ils n'étaient pas aussi sanguinaires que le peuple Batak, ils aimaient bien conquérir.


D'après la légende, confrontés à une attaque d'un roi de Java, les Minangkabau auraient proposé de remplacer la bataille entre les 2 armées par un combat de buffles. 

Alors que Java proposait une énorme bête, le peuple Minangkabau présenta un veau dont les cornes avaient été munies de pointes métalliques. 

 

Lors du combat, le veau croyant voir sa mère dans le gros buffle, se précipita pour le téter et lui lacéra le ventre. 

Les Minangkabau avaient gagné.


Pour faire honneur à cette victoire, leur architecture présente des toits en forme de cornes, comme celle du buffle.

 

 

 

Architecture Minangkabau avec toit en forme de cornes de buffle

 

 

 

 

 

 

Minangkabau viendrait de la combinaison de "Minanga" (rivière) et "Kerbau" (buffle).

 



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Publié à 10:49, le 4/03/2012 dans 2) Sumatra, Bukittinggi
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Visite de Bukittinggi

Depuis le Lac Toba, plusieurs solutions s'offraient à moi pour rejoindre Bukittinggi au Sud Ouest de l'île de Sumatra :


- Revenir vers Medan (5h de bus), prendre un avion pour Padang et prendre un bus pour Bukittinggi (2h)


- Prendre un bus direct de Parapat  pour rejoindre Bukittinggi en 17h de trajet.


J'ai choisi la 2ème solution. 

Plus économique et plus écologique, car Banda Aceh (tout au Nord) était en pleine élections avec pas mal de violence...

 

 

Au lieu de 17h, le trajet en bus a duré 22h... bon je n'étais plus à ça près, mais 22 heures de bus, c'est long, surtout quand il s'agit d'une route horrible, pleine de virages, avec un chauffeur un peu brusque.


En fait, nous n'avons pas pris la route dite "normale" (transumatra) car un pont (encore ça !) s'est effondré et a bloqué le passage jusqu'à Bukittinggi.

 

 

Bukittinggi se trouve donc sur le côté Ouest de Sumatra, juste en dessous de l'Equateur :

 

 

 

Carte de Padang & Bukittinggi

 

La ville est assez agréable comparée à Medan, très vivante et haute en couleurs. La Jam Gadang (grosse tour de l'horloge) marque l'épicentre de la ville et au coeur de tout l'activité de Bukittinggi. 


Datant de 1920 et offerte par la reine des Pays-Bas, elle a été coiffé d'un toit Minangkabau (toit en forme de cornes de boeuf), typique de la région.

 

 

 

 

Jam Gadang, tour de l'horloge au coeur de Bukittinggi

 

 

 

"Carrosses" de Bukittinggi

 

 

 

Les chevaux des "carrosses" avec leurs pompons ridicules, pauvres bêtes...



Bukittinggi est très vivant, notamment grâce à son marché quotidien, le Pasar Atas.

 

 

Marché alimentaire de Bukittinggi

 

 

 

Petits poissons séchés, très bons, même si ça donne pas envie vu comme ça...

 

 

 

Peinture sur batik

 

 

 

Paysages environnants

 

 

L'appel à la prière résonnant particulièrement dans tout Bukittinggi (notamment à 4h30 et à 7h du mat', tant pis pour la grasse mat'), il faut savoir que la ville est très ancrée dans la religion.

 

 

Vente de voiles au marché

 

 

A l'extrémité Sud de la ville, se trouve le Canyon de Syanok (Taman Panorama) où l'on peut admirer le coucher du soleil.

 

 

 

Canyon de Sianok

 

 

 

Un réseau de tunnels japonais datant de la 2nd Guerre Mondiale est creusé dans la roche et donne sur le Canyon.

Assez glauque et un peu flippant car plus de 1000 personnes y ont été enfermées et tuées.

 

 

 

 Rizières en bas du Canyon

 

 

 

Au coucher du soleil, des chauve-souris frugivores traversent le canyon.

 

 

 

Pas facile facile de les prendre en photo, mais c'était très sympa à voir.

 

 



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Publié à 14:37, le 3/03/2012 dans 2) Sumatra, Bukittinggi
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Lac Toba : La Légende des Bataks

En découvrant le village de Tuk Tuk, tout le monde me propose des champignons hallucinogènes, interdits sur Sumatra, mais légaux au Lac Toba, faut pas chercher à comprendre...


Mais le plus drôle, c'est qu'il y a pas mal de panneaux "Dites non aux drogues" sur le reste de l'île...

 

 

"Non à la drogue !"

 

 

 

Mais les champignons frais et magiques, oui, on peut...

 

L'île de Samosir est peuplée par les "Bataks", peuple légendaire et sanguinaire.

 

A l'abri des montagnes environnantes, ils vécurent pendant des siècles dans un isolement quasi-complet, mais ca ne les empêchait pas de se combattre entre eux, et le cannibalisme était très présent. 

 

Vallait mieux pas passer dans le camp ennemi...

Mais ce rituel a été aboli en 1816.

 

Aujourd'hui, il y a près de 6 millions de bataks tout autour du Lac Toba et leur culture y est très présente.

 

 

Art Batak

 

 

 

Architecture Batak

 

 

 

En me promenant, je retrouve le village d'Ambarita, au nord de la péninsule de Tuk Tuk, où les coutumes bataks témoignent du passé avec les "fauteuils de pierre".


Vieux de 300 ans, c'est là que siégait le Conseil des Anciens et le Roi pour juger les conflits.

 

 

Dans ce tribunal, les accusés étaient attachés sur la petite chaise et le roi sur la grande en premier plan.

 

 

 

 

Tout à côté est l'arbre de vie avec une statue symbolisant l'Esprit de l'arbre sacré.

 

Une fois jugé coupable, le prisonnier était attaché, les yeux bandés, avec des blessures (faites à la machette) sur la poitrine. 


En plus de ça, on mettait dans les blessures du citron, du piment ou de l'ail, le tout pendant quelques heures en plein soleil. 

Seulement après, il était décapité sur la place publique...

 

 

 

 

Un jeune homme du village me mime la scène en me racontant l'histoire :)

 

 

 

Petite statue batak

 

Ce qui est marrant avec Sumatra, et ce, depuis que je suis arrivée sur l'île, c'est que les enfants adorent les étrangers.

 

Dès qu'ils me voient, ils sont hyper contents, "essaient" de parler anglais et veulent tout le temps poser en photo avec moi, donc voici une petite photo :

 

 

Les enfants sont trop contents de poser avec les étrangers et moi aussi, c'est mignon

 

 

Le centre de la péninsule est rempli de rizières et de plantations en tous genres.

 

 

 Rizières sur Samosir

 

 

 

 

Un petit bout de Tuk Tuk, en bord de lac

 


Plus au Sud, le village de Tomok est connu pour le tombeau du roi Sidabutar.

Il s'agit du souverrain qui a introduit le christiannisme sur l'île.
 

 

 

Tombeau du Roi Sidabutar à Tomok

 

 

Pas très loin se trouve le Musée Batak (gratuit), où on peut voir la reconstitution d'une maison batak de l'époque.

 

 

 

Le musée Batak se trouve dans une rue plus calme que les rues commerçantes environnantes.

 


La musique joue un rôle culturel sur Samosir et on peut l'entendre sur toute l'île. 


Le village de Tomok propose des shows de quelques heures (payantes), mais comme nous ne sommes pas en pleine saison, ils assurent tout de même quelques animations, comme celle de mettre de la musique à fond (percussions de gamelan + flûte) en faisant danser une marionnette.

 

Typiquement Batak, il s'agit de la danse de la marionette Sigalegale. Autrefois utilisée pendant les funérailles, elle l'est maintenant pour les mariages. 

 

Très drôle à voir !

 

 

 

Musique à fond et le monsieur à l'arrière fait danser la marionette Sigalegale

 

 

L'histoire raconte qu'une veuve de Samosir était tellement triste d'avoir perdu son mari, qu'elle sculta une effigie de son mari.

Se sentant seule, elle a contacté un dalang (marionnettiste-conteur) pour la faire danser ainsi qu'un dukun (chaman) pour entrer en contact avec le défunt.

 

 

Il est à noter que j'ai également pris un cours de cuisine au Juwita Café avec Heddy mais je mettrais la recette en ligne dès que possible car pas facile de cuisiner, prendre des photos et noter la recette des légumes à la sauce cacahouète et celle du poisson curry/coco...

 

Donc ca attendra peut-être mon retour en France.

 

 



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Publié à 14:33, le 2/03/2012 dans 2) Sumatra, lac toba
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Danau Toba : Plus grand lac d'Asie du Sud-Est

Le Lac Toba (Danau Toba en indonésien), est le plus grand lac d'Asie du Sud-Est avec une superficie de 1707km².

Au milieu, se trouve Pulau Samosir, une île presque aussi grande que Singapour.

 

 

  

 

En réalité, il ne s'agit pas vraiment d'une île, car Samosir est reliée par un isthme étroit à l'Ouest.

 

Après avoir quitter Bukit Lawang, via Medan (et non pas par le bus touristique qui est 3 fois le prix normal), je rejoins Parapat (ou Prapat), qui est le point de départ pour le Lac Toba.

 

 

 

Embarcadère de Parapat (Lac Toba) pour rejoindre le village de Tuk Tuk

 

 

 

Là encore, très peu de touristes...

 

 

 

Traversée du Lac Toba avec le dernier bateau (18h) avec un joli coucher du soleil

 

 

 

 

Arrivée à Tuk Tuk, sur l'île de Samosir

 

 

 

Ma chambre (à gauche) au Carolina Cottage, au milieu d'une végétation luxuriante

 

 

 

Vue depuis le restaurant sur le Lac Toba

 

Après un trajet de 5h depuis Medan, je profite de la jolie vue pour me reposer un peu et préparer le planning de demain...

 

 



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Publié à 15:58, le 1/03/2012 dans 2) Sumatra, lac toba
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Bukit Lawang : trek & ourang-outans

Il y a plus de 150 guides dans la ville de Bukit Lawang pour vous faire visiter le Parc National Gunung Leuser. Tous sont agréés et ont une licence donc ca fait du choix pour les visiteurs.

Le mieux est de papoter avec ceux de votre hôtel car les prix sont exactement les mêmes d'un guide à l'autre, donc autant choisir le votre par affinité.

 

Il est à noter qu'il n'y a pas de banque à proximité de Tangkahan ou de Bukit Lawang et il faut donc prévoir son budget et retirer suffisamment d'argent à Medan.

Il y a un distributeur à une quinzaine de kilomètres, mais malheureusement, il n'accepte que les cartes Maestro et Mastercard... Pas de chance pour ma VISA.

 

Comme je suis restée plus que prévu à Tangkahan, je dois compter pile poil ce qu'il me reste pour pouvoir profiter de ce qu'offre la ville.


La majorité des touristes choisissent de partir plusieurs jours dans la jungle, mais ayant déjà fait l'expérience, je choisis de prendre un trek de 4 heures avec Yansen, mon guide.

 

 

 

 

Yansen, mon guide pour le trek parmi les ourang-outans et autres singes


 

Pour une fois, il s'agit de son vrai nom, ses parents ayant rencontré un danois très sympa, ils lui ont donné le même prénom.

 

La jungle, c'est la jungle, mais à Bukit Lawang, les sentiers sont quand même super bien entretenus, presque trop même...

D'un autre côté, comme il a plu toute la nuit, ça glisse beaucoup.

 

 

 

Petit sentier au milieu de la jungle, attention ça glisse !

 

 

Yansen est très sympa et m'explique la faune et la flore environnante quand un petit un couple de petits singes vient montrer le bout de son nez, la femelle a un petit ventre car elle est enceinte.

 

 

 

Presbytis Thomasi, ici la femelle enceinte (ça ne se remarque pas trop sur la photo, mais en réalité ca se voyait trop).

 

 

 

 

Ici, l'heureux papa, enfin je suppose...

 

La ballade continue au milieu des arbres et des lianes et on tombe sur un arbre immense, dont j'ai oublié le nom. 

En plus de son incroyable largeur, il est très très grand. Tellement, que je ne vois même pas son sommet.

 

Malheureusement, malgré sa taille, il va bientôt mourir étouffé par les lianes qui commencent à l'entourer. 

 

 

 

 

Immense arbre de presque 300 ans

 


En rejoignant tout doucement la sortie du parc, on aperçoit un mâle ourang-outan perché sur son arbre. 

Yansen me demande de rester à distance car ces animaux ont besoin de dominer leur espace, surtout ce vieux mâle.

 

 

 

Vieux mâle dominant d'une trentaine d'années

 

On ne trouve des orang-outans qu'à Sumatra et Bornéo dont la protection a été mise en place dans les années 1970 avec le Parc Gunung Leuser où près de 5 000 individus vivent à l'état sauvage.

 

Un centre de réhabilitation a été ouvert en 1973 pour réacclimater les primates à la vie sauvage après une période de captivité ou à un déplacement dû à la déforestation. 

En effet, beaucoup d'ourang-outans étaient des animaux de compagnie enfermés dans des cages ou tenus en laisse, et ont du réapprendre à construire des nids, trouver leur nourriture, s'adapter à la nature, etc.

 

Ainsi, pour les ourang-outans qui le souhaitent, un petit repas est servi deux fois par jour au Feeding Center, pas très loin de l'entrée du Parc.

 

 

 

Il faut bien rester à plus d'une dizaine de mètres sinon il y a de fortes chances d'être attaqué... Merci le zoom !


 

Ce n'est pas l'heure du repas, mais une maman et son bébé arrivent en sautant de branche en branche.

 

 

 

 

Le mâle n'est toujours pas très loin et il faut toujours tenir la distance.

 

 

 

La maman et son petit

 

 

 

Incroyable de voir ces animaux s'épanouir sous nos yeux

 

Mon petit trek est fini et on rejoint l'entrée du Parc Gunung Leuser (bien que j'ai commencé mon trek d'un autre côté de la jungle).

 

 

Entrée du Parc National Gunung Leuser


 

Il est possible d'aller au Feeding Center sans guide.

L'entrée est de 20 000 rp, et il faut ajouter 50 000 rp si vous souhaitez prendre des photos. 

(Tarifs à payer à l'entrée du Parc, si vous prenez un guide, le tarif des deux sont normallement inclus dans le tarif du trek). 

 

Le Parc et la ville de Bukit Lawang sont séparés par une rivière. 

Pas de pont, il faudra prendre la pirogue.

 

 

 

En rentrant à l'hôtel, je croise un petit groupe de macaques. 

Là encore, il faut garder ses distances car ils ont tendance à être agressifs, surtout quand ils sont en pleine ville.

 

 

 

 

 

Macaque au coeur de la ville de Bukit Lawang

 

 

 

Les macaques se déplacent toujours en groupe

 

En rentrant manger un bout au Rain Forest, je rencontre un couple de canadiens. Ils sont assez tristes car ils rentrent d'un trek de 3 jours en pleine jungle et n'ont pas vu d'ourang-outans, même pas près du Feeding Center. 


Du coup, en leur montrant mes photos, la dame est encore plus déçue car elle aurait adoré voir un nouveau-né ourang-outan. 

Comme quoi, ce n'est pas la longueur du trek qui vous fera voir le plus d'animaux...

 

 

Cela marque la fin de mon séjour dans la jungle au Nord de l'ïle de Sumatra. 

Incroyables expérience et souvenirs de voir tous ces animaux dans leur élément naturel...

 



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Publié à 13:58, le 29/02/2012 dans 2) Sumatra, Bukit Lawang
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Bukit Lawang

Bukit Lawang est à 3h de route de Tangkahan si on choisit de traverser la jungle et les plantations de palmiers. On peut également joindre les 2 villes en effectuant de 4 ou 5 jours à travers le Parc National Gunung Leuser.

 

Sinon, depuis Medan, la ville est à environ 3h.

 

  

 

 

 

  

 

 

Gros changement avec le village perdu de Tangkahan. En effet, Bukit Lawang est une ville, une vraie.

Il doit y avoir une bonne trentaine d'hôtels, construits avec des bouts de tôles, et pas du tout en accord avec la nature environnante (enfin pour la grande majorité).

 

 

 

 

La majorité des infrastructures de Bukit Lawang se situent en bord de rivière

 

Après un long trajet depuis Tangkahan, Nanta me dépose au Rain Forest où je dégusterais (comme d'habitude) les "mie goreng" (= nouilles sautées).

 

 

Mie goreng (nouilles sautées) : mon plat préféré en Indonésie

 

En fait, la Guest House Rain Forest est complète, même s'il n'y a personne actuellement. En fait, les touristes sont tous partis en trek pendant quelques jours et ils ont gardé leur chambre en payant une nuit d'hôtel alors qu'ils n'y sont plus pour être sùrs d'avoir un logement à leur retour ...


Du coup, comme ca se construit de partout, le manager du Rain Forest (Calvin, frère de Nora la patronne) me loue une chambre dans un hôtel pas tout à fait fini à deux pas de là, pour la modique somme de 35 000rp (soit environ 3 euros) : tout bénef pour moi !

 

 

  

La chambre de "l'hôtel sans nom" est très spacieuse et il y a l'essentiel, un lit, une salle de bain rustique et une jolie vue sur la rivière.

 

 

 

Village de Bukit Lawang

 

 

 

 

 Village de Bukit Lawang avec son grand pont blanc en plein milieu

 

 

 

 

Rue principale de Bukit Lawang

 

 

 

Commerçants de la rue principale, désert à cette période mais grouillant de monde de mai à septembre

 

 

 

Un des ponts traversant la ville, pas très rassurant...

Ils ont un problème avec les ponts dans ce pays, car tous ceux que j'ai pu traverser (à pied, en bus, en voiture ou en moto) ressemblent à celui-ci

 


En plus des plantations de palmiers dont les indonésiens récoltent l'huile, il y a également les "arbres à gomme" qui est une grosse production pour le pays.

Il s'agit d'extraire le caoutchouc naturel d'un arbre appelé Hevea Brasiliensis, arbre importé d'amazonie par le gouvernement indonésien.

 

Le latex contenu dans l'arbre est extrait grâce à de petits canaux taillés en spirale dans l'écorce grâce à une tige en fer. 

 

 

L'arbre est saigné pour extraire le latex

 

Le caoutchouc naturel s'écoule pendant 2h à 4h dans une noix de coco ou un récipient similaire.

La récolte sera mis en bloc et traitée chimiquement par les usines appropriées.

 

 

 

Une plantation d'un hectare d'heveas peut produire jusqu'à 2 000kg par an, soit 5 à 7kg par arbre suivant l'âge et la densité.


Un arbre est exploité à partir de 5 ans et sera productif pendant une trentaine d'années.

 

 



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Publié à 07:03, le 29/02/2012 dans 2) Sumatra, Bukit Lawang
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Tangkahan : Elephant Jungle Patrol

Après une journée de repos bien meritée, nous sommes mardi et je peux enfin profiter des excursions proposées avec les élephants de l'Elephant Jungle Patrol, qui sont de retour de leur patrouille, et je choisis la session du matin pour leur donner le bain dans la rivière et une petite ballade d'une heure.

 

 

Comme je me suis déjà faite avoir, je m'inscris la veille. Donc je suis assez étonnée quand, en signant la feuille du registre, je m'apercois que je suis la seule inscrite !


Je n'ai pas croisé plus de 5 ou 6 touristes depuis que je suis là (principalement venant directement par les agences de Medan), mais quand même.


Donc tant mieux, j'ai tout le camp pour moi :)

  

 

Attention, il faut bien s'inscrire au moins 2h avant et il n'y a pas de possibilités de voir les éléphants les lundis et jeudis car ils sont en patrouille dans le jungle

 

Nanta, toujours présent à mes côtés, m'amène sur sa moto, car le camp est à une bonne demi-heure de marche du village de Tangkahan. Seul l'hotel Green Lodge est présent sur place.

 

 

 

A droite, vous avez Ardana (qui sera ma monture) et à gauche, vous avez le seul mâle de la troupe (le mâle porte les défenses), composée de 7 éléphants et 3 petits nés cette année.

 

 

 

J'assiste au petit déj d'Ardana, composé de vitamines, bananes, noix de coco, etc.

Cette mixture leur est servie 2 fois par semaine, le reste du temps, ils se nourissent eux-mêmes de toute la végétation aux alentours.

 

 

 

Une maman et son bébé, né il y a moins d'un mois

 

Après le petit déj, tout le monde part rejoindre la rivière pour une pause aux toilettes et le bain

 

 

 

Pause pipi, et tous en ligne s'il vous plait !


Ca prête à rire, mais ce rituel est très surveillé. Il faut s'assurer que chacun fasse ses besoins pour éviter toute complication gastrique ou autres.

 

 

Maintenant, c'est l'heure du bain.

Seul le mâle sera attaché, car il a une fâcheuse tendance à vouloir traverser la rivière pour manger dans la jungle

 

 

 

Le papa et ses 2 petits

Toute progéniture restera au centre donc plus il y a de bébés, plus il y aura d'éléphants à voir

 

 

Tous les éléphants sont très dociles et je me prête au jeu du bain : expérience incroyable !

Il faut juste se mefier des petits... Comme ils sont jeunes, ils sont moins habitués aux humains et ont tendance a leur foncer gentimment dessus.

 

Après cette pause pour faire la toilette, tout le monde repart dans le parc ou les éléphants sont en semi-liberté.

 

 

Et 1, ...

 

 

Et 2, ...

 

 

 Et 3 !

On rentre au bercail avec les Rangers...

 

Maintenant, à moi de jouer mais je ne vais pas faire la maligne en acceptant la courte échelle d'Ardana. Les Rangers ont prévu un petit escalier pour monter sur le dos des éléphants.

 

 

Escalier pour monter sur les éléphants

 

Et c'est parti pour une heure de randonnée, ou plutôt de trek au milieu de la jungle et de la rivière traversée plus d'une fois.


Ca monte et ca descend fort et je me demande comment on va passer dans tel ou tel sentier. Mais comme me répond Johnny (le chauffeur), ils sont dans leur élément naturel donc il n'y a pas de problème, juste que ca secoue beaucoup...

 

 

 

Ardana, Johnny & moi en pleine ballade

 

Il est a noter que beaucoup d'indonésiens se donnent des noms européens pour plus de facilité. Donc Johnny ne s'appelle pas Johnny mais il n'a jamais voulu me dire son vrai nom...

 

Après cette matinée inoubliable, il est temps pour moi de quitter Tangkahan et de rejoindre Bukit Lawang, toujours situé dans le Parc National de Gunung Leuser.

 

Une solution aurait été de retourner sur Binjai (vers Medan) et de changer de bus pour Bukit Lawang mais vu la galère de l'aller, j'accepte la proposition de Nanta en rejoignant ce nouveau village en moto.


Un peu moins galère, mais dès les premières 20 minutes, c'est la panne : obligé de changer de roue. D'un autre côté, pas étonnant vu l'état troué de la route.


On s'arrête donc à une petite bicoque en bord de route pour changer de roue et faire de l'essence.

 

 

 

Station d'essence, pas de pompe ici mais des arrosoirs

 

Nous voici repartis pour 3h de tape-cul, il n'y a pas d'autre mot, sur une route au milieu de la jungle et des plantations de palmiers à perte de vue.

 

On dira que ca sera 3h de moto cross avant que Bukit Lawang se dessine devant nous...

 

 

Nanta sur sa moto au milieu des plantations de palmiers

 

Enfin arrivée a Bukit Lawang, aurevoir a Nanta et grands remerciements pour son aide et sa gentillesse.

Ici, pas d'éléphant mais des ourang-outans également en semi-liberté.

  



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Publié à 15:58, le 28/02/2012 dans 2) Sumatra, Tangkahan
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Tangkahan : village au milieu de la jungle

L'auberge Egi Inn se trouve du côté où arrive le bus et offre un jolie vue sur le reste du village qui est perdu dans la jungle. 

 

La rivière Kualsa Buluh (que je n'ai pas pu traverser la veille) est prise d'assaut par les locaux venus se baigner (habillés par respect de la religion, même si la plupart ne le fait que par principe et non pas par croyance).


En effet, nous sommes dimanche et il y a foule, Tangkahan étant devenu la station balnéaire du coin.

On sort le pique-nique, on se cale sur les galets, les enfants à l'eau et les parents à la sieste.

 

Le site se prête idéalement à la détente.

 

 

 

Dimanche en famille au village de Tangkahan

 

 

 

Le bateau permet de traverser la rivière qui coupe le village.

La plupart des habitants traversent à la nage. L'eau est à la hauteur de la poitrine.

 

 

 

Une arrivée "à quai" un peu rustique avec un pont improvisé entre le bateau et la terre ferme. Enfin, dans tous les cas, il vaut mieux ne pas porter de chaussures fermées car on a les pieds dans l'eau.


Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir Nanta en train de faire l'accrobate. 

Il sera mon guide pour les 3 jours qui suivent même s'il ne demande aucune rémunération. 

En effet, pour lui, il est important de faire découvrir son village et ses environs aux visiteurs afin qu'ils repartent avec un bon souvenir de Tangkahan et que le bouche-à-oreille puisse faire son effet.


Comme il est "Ranger", il connait le coin comme sa poche et entre l'exploration de la jungle de jour comme de nuit, les baignades dans la rivière ou la balade à dos d'éléphant, je ne me suis pas ennuyée en sa compagnie.

 

L'auberge Mega Inn où je souhaitais résider se trouve sur la colline, en bordure de rivière. 

 

 

Auberge Mega Inn

 

 

 

 

 Accueil du Mega Inn

 

Cet hôtel semble assez populaire auprès des touristes car tous les locaux me demandaient si je logeais au Mega Inn

 

Après avoir demandé la raison de cette popularité, on m'a répondu à l'unisson qu'il n'y avait pas meilleur personnel ni meilleure qualité/prix pour les backpackers, c'est la raison pour laquelle ils affichent souvent complet. Les autres touristes (via les agences) logent en général au Jungle Lodge, Bamboo Lodge ou Green Lodge. 

 

Si vous venez dans le coin, n'hésitez pas à réserver, surtout en haute saison (de Mai à Septembre).

 

IMPORTANT aussi : si vous souhaitez passer par Tangkahan, essayez d'apporter des livres ou manuels pour apprendre l'anglais aux enfants. En effet, ils apprennent sur le tas, en parlant avec les touristes, mais un enseignement avec des livres est tout de même mieux !

 

Pour ma part, je n'ai vu que 2 couples de touristes, assez âgés. Nanta m'a confirmé qu'ils étaient logés via une agence touristique de Medan.

 

 

Ma chambre, rudimentaire mais très correcte, et pour une fois, j'aurais des draps propres qui sentent la lessive et non pas l'humidité...

 

 

La salle de bain

 

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, vous ne pourrez pas trouver mieux à Tangkahan car tous les hôtels fonctionnent avec le seau d'eau et le petit robinet à l'arrache. 

Peut-être que certains ajoutent un tuyau pour faire douche au bout du robinet?

Mais ca sera le grand maximum, les hôtels les plus luxueux étant le "Green Lodge" près des éléphants et le Jungle Lodge situé à 100 mètres du Mega Inn.


L'eau est directement puisée dans la rivière, donc froide et elle est un peu jaune mais tout à fait claire pour se laver.

Il est à noter qu'il fait tellement chaud et humide que même si les hôtels fournissaient de l'eau chaude, personne ne l'utiliserait.


Ceci étant, l'eau n'est pas potable, même pour les locaux qui la font bouillir pour cuisiner, boire, etc. Personnellement, je n'ai pas du tout été malade.

 

 

Vue depuis mon bungalow au Mega Inn

 

 

Le changement d'hôtel étant fait, Nanta me demande ce que je veux faire. 

 

En fait, je me suis fait avoir avec le trek à dos d'éléphant (de 1h, plus abordable que celui de 4jours) car il fallait réserver la veille et les 2 sessions d'aujourd'hui sont complètes, et en plus de ça, demain étant lundi, c'est le jour de la patrouille.

En effet, les lundis et jeudis, les rangers partent à dos d'éléphant à travers jungle pour débusquer les braconniers et on ne peut pas approcher le camp où séjournent les éléphants.


Aussi, comme il fait horriblement chaud et humide (90%), j'opte pour la baignade.



 

En fait, plus qu'une baignade, Nanta m'emmène dans des endroits aussi beaux les uns que les autres en coupant à travers jungle pour sauter d'une rivière à l'autre, le tout entrecoupé de jolies cascades.

 

 

 

Cascade à travers jungle

 

Bon, comme on a passé la plupart du temps à nager, je n'ai pas pris énormément de photos...


Mais le plus incroyable aura été lors du retour en finissant par une baignade dans les sources chaudes près du Jungle Lodge.


A peine arrivés sur la berge, Nanta me montre à quelques mètres de nous un varan qui nage peinard. 

 

Pour ceux qui ne voient pas ce que c'est, c'est une sorte d'énorme lézard/serpent/crocodile :

 


Photo de google car je n'ai pas eu le temps de prendre le fameux varan en photo...

 

 

Donc imaginez ma tête quand j'ai vu la bête. Surtout que ce n'était pas une petite, elle devait bien faire 1,5 mètre de long. Et on nageait tranquillement avec cet animal carnivore à une dizaine de mètres devant nous.


Nanta ne semblait pas plus surpris que ca, car il me dit : "Il ne faut pas avoir peur, ici, il ne mange que les chats. Et ils sont petits à Tangkahan, à Komodo ils mesurent presque 4 mètres".

Mouais...

 

Heureusement que c'était la fin de la baignade et revenus sur la terre ferme, on est monté sur la terrasse d'une nouvelle guesthouse (construite par des allemands à côté du Jungle Lodge) et qui offre une vue panoramique sur la jungle.

 

 

La jungle de Tangkahan, à deux pas du village (lui-même à moitié dans la jungle)

 

 

 

La vue qu'offre la nouvelle auberge allemande, et Nanta en tout petit en bas à droite

 

En observant la vue, un groupe de singes s'agite de l'autre côté de la rivière. Il s'agit de Presbitys Thomasi et ils vivent uniquement au nord de l'île de Sumatra.

 

 

Singe à Tangkahan

 

Une bonne douche et Nanta me propose un BBQ sur la plage avec du poisson frais du jour. Un délice !

 

 

 

Avant d'aller se coucher, on est parti explorer la jungle aux alentours pour pister les animaux nocturnes comme les insectes, les grenouilles et autres...

 



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Publié à 20:18, le 27/02/2012 dans 2) Sumatra, Tangkahan
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Arrivée sur l'Île de Sumatra (Indonésie)

Départ tôt ce matin pour Medan avec Malaysia Airlines. Bizarremment, cette compagnie nationale était moins chère que Air Asia (Low Cost) car elle n'ajoutait pas XX euros pour le bagage en soute (différents prix pour différents poids), l'extra de fuel (du passager + celui dû au bagage en soute), la taxe aéroport, etc. Comme quoi, il faut bien comparer.

 

D'un autre côté, je m'y suis prise au dernier moment, car je ne savais pas exactement quand quitter Kuala Lumpur, donc j'ai payé environ 50 euros alors qu'en s'y prenant plus tôt, j'aurais pu l'avoir 3 fois moins cher, mais bon tant pis...


 

L'avion est presque vide, on est 3 touristes et une dizaine de locaux à rejoindre l'île de Sumatra, en Indonésie.

 

 

 

Sumatra est synonyme d'aventure car une bonne partie de l'île est dite "sauvage". Les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les inondations et tsunamis ne sont pas rares, mais l'écosystème est tellement riche que cela vaut le coup de s'y arrêter quelques jours. 


La deuxième étape de mon voyage sera Tangkahan, au milieu du Parc National de Gunung Leuser, à l'Ouest de Medan, la capitale de l'île.

 

 

 

On parlait d'aventure, et bien cela commence dès le trajet vers cette ville perdue au milieu de la jungle.


Il faut déjà une bonne heure pour rejoindre le Terminal de Pinang Baris où se trouve mon bus pour Tangkahan, et quel bus ! Il a des trous partout et il tient à peine debout, j'ai rarement connu pire...

 

 

 

 

 Bus en direction de Tangkahan au terminal de Pinang Baris

 

 

 

Jolie déco de bus : sur les petits coeurs accrochés au toit, il y a des "Love", "Kiss", etc.

 

En effet, j'ai eu le temps d'admirer la totalité du bus car au lieu de mettre 4h (Medan/Tangkahan via Binjai), nous avons mis 9h...


2h d'embouteillage pour relier Medan à Binjai (à 20km) car nous sommes samedi, et cela dans une chaleur accablante. Ce bus était un vrai four. Des bébés hurlaient de tout côté, tout le monde se liquéfiaient littéralement...


Passé Binjai, ca allait mieux, toujours aussi chaud mais comme ca roule mieux, on a plus de vent.

 

Mais ce n'est pas sans compter sur une panne : pneus crevés - 2h de réparation dans un petit village paumé au milieu des plantations de palmiers (ils récoltent l'huile de palme, qui est l'huile la plus consommée au monde, et qui sert pour la cuisine, les cosmétiques, etc.)


 

 

Bus en panne pour pneus crevés, pas étonnant vu l'état de la route...

Depuis Binjai, ce n'est plus goudronné et il y a des trous partout

 

 

Du coup, la promiscuité aidant, j'ai pas mal sympathisé avec des locaux très sympas, dont une jeune fille, Lili, qui parle assez bien anglais (chose rare jusqu'à présent). 

 

Il se trouve qu'elle travaille au Bureau de "l'Elephant Jungle Patrol" qui permet de faire des treks à dos d'éléphant, leur donner le bain, les nourrir, etc.

 

Mais moi qui était intéressée par un trekking pour relier Tangkahan à Bukit Lawang (aussi situé dans le Parc National de Gunung Leuser, voir la carte plus haut), je déchante rapidement quand elle me dit que le tarif est de 720 euros par personne pour 4 jours. 

En plus, on doit être au minimum 3 personnes... et à ce prix-là, difficile de trouver d'autres touristes. Elle me dit d'ailleurs que 2 allemands ont fait le trek il y a un mois et on payé le tarif pour 3 personnes...

 

Le bus repart vers Tangkahan et quelques kilomètres plus loin, rebelotte pour la panne... Encore 1h de perdu mais bon, on n'est plus à ca près et je continue mes papotages avec les locaux (enfin j'essaie car pas facile la barrière de la langue) car ils aiment bien les étrangers. 

 

On reprend finalement la route. 

 

Pas de panne mais le chauffeur nous demande de descendre afin de passer le pont à pied. Lui, mettra la gomme pour passer ce pont où la moitié des lattes en bois sont manquantes... et je n'exagère même pas !

 

 

 

Pont à Simpang Robert (30 min de Tangkahan)

Même en traversant à pied, cela fait très peur, car il manque la moitié du pont !

 

 

Finalement, après 9h de trajet au lieu de 4h, me voici arrivée à Tangkahan. 

 

Malheureusement, le village est traversé par une rivière et les guest houses les plus sympas sont de l'autre côté, or, le "bateau" permettant de traverser est fermé. 

 

Je logerais au Egi Inn pour cette nuit, un peu plus cher et un peu moins bien que le Mega Inn où je souhaitais séjourner, mais correct pour y passer une nuit bien méritée.

  



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Publié à 12:46, le 26/02/2012 dans 2) Sumatra, Tangkahan
Mots clefs : Medansumatra